LES BACKUPS

Introduction au concept

Les backups, ou sauvegardes de données en français, sont un moyen des plus simples et des plus sûrs d’assurer la sécurité de ses documents, par l’exportation régulière dans un autre appareil.

Moyens et buts

La création d’un backup se fait, par définition, par « la création de copies exactes de fichiers, bases de données, ou ordinateurs entiers ».

Ils peuvent être créés manuellement par la copie vers un périphérique, ou bien être le résultat d’un programme ou d’un ensemble de programmes informatiques, ou encore être intégré dans le fonctionnement même de serveurs entiers, dans le but de récupération de données dans le cas d’une perte ou d’une corruption, ou de restauration des données à une période antérieure donnée.

Logiciels de sauvegarde pour particuliers

Les solutions logicielles pour particulier sont nombreuses, comme le sont les technologies dédiées. Ainsi, le coffre-fort électronique, le cloud personnel, celui de partage et/partage, servent le même objectif mais avec des moyens et « effets secondaires » forts différents.

Le coffre-fort électronique, ou CFE (parfois appelé « coffre-fort virtuel ») est une technologie de dématérialisation qui est souvent utilisée à des fins plus « légalisées ». Ces services, habituellement hautement sécurisés, sont utilisés pour indexer, archiver et retrouver des fichiers numériques sensibles : fiches de paie, contrats, copies de divers documents officiels. Trois niveaux de sécurité peuvent être distingués : le stockage simple, L’archivage sécurisé, et l’archivage « à vocation probatoire ».

Les clouds de partage/sauvegarde sont quant à eux un service « standard » proposé par de nombreuses sociétés aux fiabilités et accords de confidentialités variables ; parmi les plus connues, on trouve évidemment Google, Apple ou DropBox, qui offrent tous des services « gratuits » (quoique cette gratuité soit discutable), mais aussi de nombreux autres, souvent payants, mais en général plus fiables (Filesanywhere, Bitcasa, …)

Enfin, les clouds personnels sont des espaces de stockage physiques accessibles en ligne. De nobreux fabricants proposent ces disques durs connectés, comme les Time Capsule d’Apple, Pogoplug, ou encore Seagate. La plupart des box Internet autorisent également l’accès à distance aux disques durs qu’elles intègrent ou qui y sont connectés.

Solutions pour serveurs

Les serveurs étant eux aussi sujets au pannes et autres avaries entrainant des pertes de données, mais concernant des toutes autres volumes à sauvegarder, les solutions de backup sont le plus souvent intégrées au fonctionnement du serveur : nous pouvons principalement trouver les sauvegardes différentielles et/ou incrémentielles.

  • 1 La sauvegarde différentielle

Lors d’une sauvegarde différentielle, tous les fichiers dont le marqueur est à « vrai » sont sauvegardés. Une fois le fichier archivé, celui-ci garde la position de son marqueur tel qu’il l’avait avant la sauvegarde. Certains logiciels de sauvegarde donnent la possibilité d’utiliser non pas le bit d’archive, mais l’heure de modification du fichier pour déterminer si celui-ci est candidat ou non à la sauvegarde

  • 2. Sauvegarde incrémentielle

Lors d’une sauvegarde incrémentielle, tous les fichiers dont le marqueur est à « vrai » sont sauvegardés. Une fois le fichier archivé, celui-ci se voit attribuer la position de son marqueur à « faux ». Lorsqu’un fichier a été supprimé du système de fichier, une sauvegarde incrémentale doit enregistrer que ce fichier qui était présent lors de la sauvegarde précédente devra être supprimé lors de la restauration de cette sauvegarde incrémentale, afin de restaurer le système de fichier exactement dans son état d’origine.

  • 3 Sauvegarde différentielle et incrémentielle

Ces deux technologies peuvent être combinées et utilisées de concert, dans une politique de sauvegarde mixte. Ainsi, dans le cadre d’une politique de sauvegarde incrémentielle, on fera périodiquement des sauvegardes différentielles (fig 3).

Conclusion

Les backups sont une précaution vitale et facile à mettre en œuvre, avec divers niveau d’implication et réflexion possibles de votre part.

Chaque programme informatique contient des vulnérabilités. Dès qu’elles sont découvertes, elles sont réparées au moyen de mises à jour de sécurité.

Mais ces correctifs, qu’il est malgré tout important d’appliquer, ne suffisent pas toujours et une sauvegarde de vos données restera longtemps la méthode la plus sûre de se prévenir contre tout type de menace, comme les ransomwares, dont nous parlerons juste après.

Sources :

Les malwares c’est quoi et comment s’en protéger ?

Les malwares, c’est quoi ?

Les malwares ou maliciels, en français, sont des logiciels dits “malveillant” qui infiltre un système informatique sans le consenti du propriétaire du système.

Généralement, lorsque l’on parle de ces programmes malveillants, on pense tout de suite au virus, ce qui est juste mais pas totalement. De fait, les malwares regroupent toute une panoplie de logiciel qui sont hostiles et/ou intrusifs envers un système informatique. On y retrouve, en plus des virus, les Trojan (cheval de Troie), les adwares (publiciel), les ransomware (rançongiciel), scareware (alarmiciel), spyware (espiongiciel) ainsi que les computers worms (ver). Bien que ne fonctionnant pas tous de la même manière et avec des objectifs différents, ces derniers restent communs dans le principe d’infiltrer un système informatique sans consentement afin de léser ce dernier. De plus, il arrive parfois que c’est maliciels puissent se répandre à l’entièreté d’un réseau de travail et, ce, en utilisant le système infecté précédemment comme tremplin/porte d’accès.

Le pourriciel (autre façon d’appeler les maliciels) a fait son apparition en même temps que la démocratisation massive des ordinateurs et système informatique. Etant plus accessible, le nombre de ces “pestes” a explosé, et, ce n’est pas l’évolution des technologies utilisée dans l’informatique qui ont arrêté le nombre grandissant des maliciels (l’arrivée d’arpanet/internet a d’ailleurs beaucoup aidé à gonfler ce nombre).

Bien que peu dangereux au départ, la gravité des lésions laissé par ces malwares a drastiquement augmenté depuis que les systèmes informatiques sont devenus presque omniprésent dans le monde actuel. Vols de compte bancaire, usurpation d’identité, espionnage industriel, vol de donnée, …  Bref ces logiciels malveillants sont un vrai danger pour l’être humain moderne. Cependant, il existe des solutions qui permettent de combattre ces dangers, ainsi que des bonnes habitudes à prendre, comme nous le verrons par la suite. Mais d’abord, rendez-vous dans “Quels sont les différents types de malwares et comment fonctionnent-ils ?” afin de mieux comprendre ces-derniers !

Quels sont les différents types de malwares et comment fonctionnent-ils ?

Comme défini précédemment dans “Les malwares, c’est quoi ?”, les maliciels regroupe toute une panoplie de logiciel qui infiltrent un système informatique, à l’insu du propriétaire, et qui “corrompt” ce dernier. Cependant, cette définition ne convient pas entièrement à chaque type de pourriciel, ceux-ci ayant souvent des fonctionnements différents selon les catégories dans lesquels ils sont classé.

  • Les virus sont des logiciels capables de se copier/multiplier aux fonctionnement diverses et dont le but principal est d’infiltrer des programmes informatiques dits ”sains” afin de faciliter sa propagation dans un système.
  • Les Trojan sont des logiciels qui cherchent à avoir la main mise sur un ordinateur. La personne qui a commandé le Trojan aura donc plein accès à l’ordinateur infecté.
  • Les adwares sont des logiciels malveillants qui infecte un ordinateur afin d’y afficher des publicités. Ces publicités apparaissent alors, telles des “pop-up », sous forme de fenêtre qui, généralement, ne peuvent être fermée. Il arrive que les adwares modifie les paramètres des navigateurs internet utilisé ou, parfois, forcent une redirection vers une page publicitaire non désirée.
  • Les ransomwares sont des logiciels malveillants qui chiffrent les données de l’utilisateur de l’ordinateur infecté. Les pirates demandent de l’argent en échange de la clé permettant de déchiffrer les données
  • Les scarewares sont des logiciels malveillants qui font preuve de ruse afin de faire acheter et télécharger des logiciels non-nécessaire et potentiellement dangereux. Par exemple : vous recevez un message tel que : “Attention votre ordinateur est infecté par logiciel malveillant, veuillez télécharger l’application X afin d’y remédier”, l’utilisateur peu aguerri est alors surpris, affolé et clique sur le lien sans vérifier la source ni les informations concernant le programme proposé.
  • Les spywares sont des logiciels dont l’ultime but est des rassembler des informations de l’utilisateur de l’ordinateur infecté en l’espionnant. Ces informations, telles que des mots de passes, des données confidentielles, peuvent ainsi être envoyé à de potentiels acheteurs
  • Les computers worms sont des logiciels capables de se multiplier dans un même réseau d’ordinateur. Généralement ce dernier ne cherche pas à détruire des données mais à s’étendre un maximum, cependant, ils ont tendance à empiéter sur la bande passante du réseau, ralentissant ce dernier.
  • Les rootkits sont des logiciels dont le but est de servir de porte d’entrée à un système infecté tout en restant indétectable. Il permet alors à d’autres malwares de venir infecter l’ordinateur à leur tour. Il n’est donc pas étonnant de le voir associer à d’autres maliciels tels que des Trojan.

Il existe évidement d’autre type de malware, moins connu mais toujours aussi dangereux. Cependant, comme les différents types de malware cité précédemment, ils utilisent tous une faille de sécurité afin de s’infiltrer. N’agissant pas forcément directement, ils se font parfois oublier avant d’exécuter leur code malveillant.

Pour comprendre comment se protéger face à ce nombre grandissant de menace ? Rendez-vous dans “Les bonnes pratiques pour se protéger des malwares” !

Les bonnes pratiques pour se protéger des malwares

  • Surfer sur internet, de plus en plus risqué

Suite à l’apparition d’internet, le nombre de malwares a explosé et le nombre est en constante augmentation au fil des années.

Bien que les améliorations des systèmes de sécurité entravent en partie la propagation des malwares, des failles sont toujours présent et qu’il y en a, les maliciels en profiteront. De plus, il n’a jamais été aussi facile d’accéder à des instructions de création de malwares. Avant, seules les élites et grands passionnés de l’informatique et de programmation savaient créer un malware ce qui n’est plus le cas de nos jours. En une simple recherche sur un navigateur, on trouve des centaines de millier de correspondance sur notre sujet. Les élites et passionnés partagent, parfois naïvement, leur connaissance pour aider leur prochain à mieux comprendre le fonctionnement des malwares.

Un test simple c’est de chercher “création de malware” dans un navigateur internet. Pas besoin d’utiliser de préciser quel type de malware ni aucunes autres spécificités (comme si on ne si connaissait pas). Résultat : About 17.100.000 results (0,42 seconds) sur google. Sur les 10 premiers sites proposés, 4 d’entre-deux nous apprennent à créer des keylogger (spyware) de plus en plus intelligent, des computers worms, des trojans, 4 autres nous informent des dangers et les 2 derniers nous proposent des solutions pour pallier aux dangers que représentent les malwares. On nous propose même des vidéos pour apprendre à écrire des malwares. Bref nous sommes en danger constant si on ne prend pas quelques précautions, puisqu’un simple clic sur un hyperlien pourrait infecter nos machines.

  • Quelles solutions pour mieux se protéger ?
  • Des solutions payantes mais efficace :

Il existe tout un panel de solutions capables de protéger votre système informatique moyennant paiement. Profitant de cette montée du nombre grandissant de malwares, de nombreuses entreprises se sont formée afin d’offrir des logiciels capables de protéger le plus possible votre système informatique. Les prix variant selon que vous soyez un particulier ou une entreprise, un nouveau client ou client avec plusieurs années d’utilisation du produit, il est assez difficile de fournir une fourchette de prix pour chaque entreprise populaire dans la protection des systèmes informatique.

Voici donc une liste non-exhaustive de produits populaires qui pourrait vous être utile si êtes un nouveau client (il en existe bien d’autre mais le choix est le vôtre) :

  • Avast Business Antivirus Pro = 52.49 € (l’année)

Logiciel offert par Avast Software, une entreprise tchèque. Ce produit possède une version d’essai gratuit ainsi qu’une version moins complète, mais toujours aussi utile, gratuite.

  • Bitdefender Total Security = 69.99 €

Logiciel fournit par une entreprise roumaine, il existe plusieurs autres variantes aux fonctionnalités moins nombreuses mais au prix moins élevé.

  • McAfee Total Protection = 69.99 $

Logiciel américain

  • Norton Security = 59.99 €

Logiciel venant de Symantec, entreprise américaine.

  • Kasperky Total Security = 59.99 €

Logiciel provenant d’une entreprise russe, il existe plusieurs autres variantes aux fonctionnalités moins nombreuses mais au prix moins élevé.

  • Malwarebytes Premium = 48.39 €

Logiciel américain avec version gratuite mais moins complète.

  • AVG AntiViru Free = gratuit

Logiciel créer par les possesseurs d’Avast, il possède une version premium avec plus d’option de sécurité

  • SpyBot Search & Destroy = 13.99 $

Logiciel incapable de chercher les virus (point faible) mais très utile pour ce qui de trouver et fixer les adwares, malwares et spyware.

  • Analyser ses mails :

Beaucoup de malwares, spywares, … infiltrent les systèmes informatiques via l’ouverture d’hyperlien dans un mail frauduleux. Cette méthode appelé phishing désigne une technique utilisée par des escrocs sur internet pour obtenir des informations personnelles. Les escrocs se font souvent passer pour un organisme de confiance (organisme bancaire, Paypal, eBay, Amazon …), dans le but d’obtenir des données confidentielles. Selon les données récoltées (informations bancaires, identifiants de connexions …), les escrocs peuvent par exemple réaliser des virements bancaires sur leurs comptes ou se connecter à un site pour envoyer du spam.” (Définition provenant de http://glossaire.infowebmaster.fr/phishing/ ).

Il existe bien plusieurs petit trucs et astuces à suivre si l’on souhaite éviter de tomber dans les pièges tendus par ces escrocs comme vous pouvez le lire sur le site de Paypal (https://www.paypal.com/ca/webapps/mpp/security/suspicious-activity-tips ). Malheureusement, même ces méthodes ne suffisent pas. ”Errare humanum est » (proverbe latin qui signifie l’erreur est humaine). Quoi de mieux qu’un logiciel informatique pour combler ce risque !

De fait, Il existe des logiciels qui analysent les mails tout comme les antivirus font pour les ordinateurs. Il est important d’en disposer d’un performant, et mis à jour régulièrement, afin de limiter les risques. Fini, les risques liés à des oublis, le logiciel s’en occupe pour vous.

  • Mettre à jour régulièrement :

Comme nous l’avons vu précédemment, les différents types de maliciels ont tendance à profiter des failles dans les systèmes de sécurité informatiques. Ces failles sont généralement patchées dans les mis à jour de logiciels. Plus on tarde à mettre à jour, plus on affronte le risque que les informations sur les failles aient circulées. Le nombre de malwares profitant de ces failles vont grandir en nombre et si votre système de sécurité informatique n’est pas à jour, vous pouvez être la prochaine victime d’une attaque.

  • S’informer et sensibiliser :

L’être humain est, de loin, la première cause d’infection par un pourriciel. Si les utilisateurs ne prennent pas la peine de mettre à jour leur système informatique, la machine et ses constructeurs n’y sont pour rien. Il est donc primordial de se renseigner un peu partout sur les nouveautés qui pourraient vous assaillir. Les banques, sites de paiement en ligne, sites de logiciel de sécurité, serveurs mails… tous fournissent des méthodes pour se prémunir contre certains types de menaces, même les sites qui vous expliquent comment créer un maliciel peu vous être utile. « Si vous connaissez vos ennemis et que vous vous connaissez vous-même, mille batailles ne pourront venir à bout de vous. Si vous ne connaissez pas vos ennemis mais que vous vous connaissez vous-même, vous en perdrez une sur deux. Si vous ne connaissez ni votre ennemi ni vous-même, chacune sera un grand danger. », raconte Sun Tzu dans l’Art de la Guerre. Il en va de même dans le combat contre les malwares.

Je conclurai donc par renseignez-vous et partagez votre savoir !

Source :

https://secnumacademie.gouv.fr/

http://www.linternaute.com/hightech/maquestion/histoire-culture-net/malware.shtml

https://www.pandasecurity.com/en/security-info/classic-malware/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_malveillant

https://searchsecurity.techtarget.com/definition/malware

Le ransomware, c’est quoi ?

Un ransomware ou rançongiciel est un logiciel utilisé pour extorquer de l’argent à un tiers.

Pour se faire, il prend en otage des données personnelles en y bloquant l’accès ou en les chiffrant ou prétend l’avoir fait.

Dans tous les cas, le pirate s’assure d’être le seul capable d’accéder aux données. Une fois ce moyen de pression en sa possession, il demande une rançon contre les dites données. Il peut en plus utiliser des scarewares (alarmiciel) pour augmenter la peur de sa victime en liant son logiciel avec des contenus illégaux. Certains ransomware jouent aussi sur le temps avec un compte à rebours qui une fois à terme promet une suppression progressive des données (suppression réelle ou juste moyen de pression supplémentaire) ce à quoi s’ajoute un prix évolutif si la victime ne paie pas tout de suite.

Comment ça marche ?

Blocage d’accès :

Dans le cas d’un blocage des données, généralement, le pirate bloque l’accès au système en changeant le shell (explorateur de fichier) par défaut. De cette manière, il est nécessaire de connaitre la commande du nouveau shell pour accéder aux dossiers.

Chiffrement des données (cryptoLocker) :

Dans le cas d’un cryptoLocker, le pirate chiffre les données de sa victime, les rendant inutilisables sans la clef de déchiffrement. Sans cette clef, impossible de récupérer ses données.

Blocage de page web (BrowLocker) :

Dans le cas d’un BrowLocker, le pirate bloque le browser via des pop-up. La victime pense donc sa machine bloquée. Le pirate se fait alors passer pour la police par exemple et utilise les données captées par le web (webcam – ip par exemple) pour faire pression sur sa victime et lui demande de payer. D’autre se font passer pour un antivirus, explique que l’ordinateur est infecté et qu’il faut payer une version plus puissante de l’antivirus pour désinfecter la machine.

Comment les pirates infectent-ils les machines de leurs victimes ?

En général, les pirates utilisent des web exploit ou des courriels malicieux pour infecter leurs victimes.

Comment s’en protéger ?

Une bonne hygiène d’utilisation est toujours le meilleur moyen de ne pas être infecté. Dans cette optique, il vaut mieux :

  • éviter tout site web non sécurisé ;
  • éviter tout lien d’un expéditeur non authentifié ;
  • faire des backups externalisés.

Que faire en cas d’infection ?

Avant tout autre chose, déconnecter du réseau toute machine infectée afin d’éviter la propagation.

Pour certains cryptolocker (Amnesia, BTCware, Cry9, Cry128, Crpton, Jaff, LambdaLocker, MacRansom, Mole, NemucodAES) une solution existe. Pour les autres, selon le système (symétrique – assymétrique – hybride) et la longueur de la clef de chiffrement, il sera possible ou non de décrypter les données.

Dans tous les cas, consultez le site https://www.nomoreransom.org/fr/index.html

Honeypots : comment des leurres peuvent protéger un réseau contre des attaques

Introduction

Dans le monde de la sécurité informatique, la technologie Honeypot (qui signifie « Pot de miel » en anglais) est une méthode de détection, d’identification, et de protection contre les attaques.

Comme toutes les technologies informatiques, la technologie Honeypot est en constante évolution. Depuis son introduction à la fin des années 1990, le concept est devenu plus facile à déployer, moins intense au niveau des ressources demandées, et plus efficace dans sa protection.

Méthodes traditionnelles de défense

Un système de détection d’intrusion (en anglais IDS : Intrusion Detection System) permet de surveiller et analyser une cible pour en apprendre sur d’éventuelles tentatives d’intrusion par une personne malintentionnée.

On peut surveiller soit des hôtes pour voir ce que font les utilisateurs sur les machines, soit le réseau pour voir le trafic et essayer de voir si un pirate essaierait de s’introduire sur le réseau.

Le désavantage des SDI est la quantité gigantesque de données enregistrées dans des logs. Cela oblige à avoir un grand espace de stockage dédié aux logs, et cela demande des ressources importantes pour les analyser et repérer une menace.

Exemples de SDI :   Tripwire, Checkpoint

Concept de pot de miel

Tel un pot de miel qui attirerait Winnie l’Ourson, un Honeypot est un leurre, une distraction pour empêcher un pirate d’accéder facilement à des données sensibles.

En général, un pot de miel ressemble à un serveur ou une base de données. Cependant, il est isolé du vrai serveur et est surveillé en permanence. Lorsqu’une menace est détectée, on peut analyser la manière dont le pirate a attaqué un pot de miel, et déployer une défense adéquate sur les vrais serveurs.

Les différents types de honeypots

On peut classer les pots de miel dans 2 grandes catégories, en fonction de la liberté qu’on laisse au pirate.

  • Honeypots à interaction faible : moins sophistiquée que sa variante à forte interaction, cette méthode permet un déploiement plus facile et moins cher, en ne répliquant que des protocoles, hôtes ou services susceptibles d’être attaqués. Exemple : Honeyd
  • Honeypots à interaction forte : on réplique quasi complètement un réseau, ce qui demande beaucoup de ressources mais permet d’acquérir énormément d’informations sur la nature de l’attaque et son but. Exemple : Honeynet

Schéma démonstratif

Figure 1 – Source : SANS

Un pirate venant d’internet et voulant accéder aux machines représentées sur le schéma ci-dessus aura 3 pièges dans lesquels ne pas tomber. Le premier se situe avant le pare-feu, c’est donc une cible extrêmement facile à atteindre. Plus le pirate s’enfonce dans le réseau, plus les pots de miel auront l’air d’être de vraies cibles protégées, et plus il risque de se faire détecter.

Conclusion

Les pots de miel sont une implémentation ingénieuse et efficace pour détecter certaines menaces. Il faut cependant faire attention à les associer à d’autres systèmes de défense, car tout seul, un honeypot ne peut pas empêcher un pirate d’atteindre les données, il peut juste le distraire et le ralentir.

Sources